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Le PANTHÉON - PARIS

Aux Grands Hommes la Patrie Reconnaissante

 

 

   HISTOIRE

La colline Sainte Geneviève a depuis très longtemps servi de nécropole aux grands hommes de France. Déjà en 507, le roi des Francs Clovis avait choisis de s’y faire enterrer. Cette décision a fait de Paris la capitale de la dynastie des Mérovingiens qui a régné jusqu’en 751 sur ce qui deviendra plus tard « la France ».

 Désireux de faire de Paris une capitale chrétienne comparable à Rome et à Byzance, Clovis a lancé un matin de 507 sa francisque en haut de la colline pour déterminer l’aire d’une immense basilique dédiée à Saint Pierre et à Saint Paul. Cette église fut la première nécropole de Paris et la première nécropole royale de France puisqu’elle a abrité Clovis en 511, Sainte Geneviève en 512, et Clotilde, la femme de Clovis, en 545. La colline a alors pris le nom de sainte Geneviève, la sainte patronne de Paris qui a sauvé la ville d’une attaque d’Attila, le roi des Huns. Au 12ème siècle la construction de l’abbaye sainte Geneviève a permis de remplacer ce qu’il restait de la basilique qui fut dévastée au 9ème siècle par les Vikings.

 Elle a continué à abriter les restes de Sainte Geneviève qui était particulièrement vénérée par les parisiens. La procession annuelle de la splendide châsse qui contenait les reliques de la sainte était un événement qui a rythmé la vie parisienne pendant des siècles, jusqu’à ce que la Révolution l’abolisse après avoir tout détruit : reliques de la sainte, châsse et abbaye. Il ne reste aujourd’hui plus grand chose de cette abbaye : à la place on a édifié en 1804 le Lycée Henri IV. Seul le clocher qui date de 1180 a subsisté dans le lycée, il a pris le nom de « la tour Clovis ». (On l’aperçoit à l’arrière du Panthéon actuel).

Contiguë à l’église abbatiale, l’église paroissiale dédiée à Saint Etienne du Mont a été édifiée en 1220 puis reconstruite en 1626. Elle abrite encore aujourd’hui dans une nouvelle châsse un fragment du sarcophage en pierre de Geneviève. Son jubé qui date de 1545, le seul qui reste à Paris, est d’une rare élégance. Dans son cimetière, on trouve d’autres grands hommes comme le peintre Eustache Lesueur, Blaise Pascal, Jean Racine, Lemaistre de Sacy et le révolutionnaire extrémiste Marat, « le Caligula des carrefours » selon l’expression de l’écrivain Chateaubriand. Un incident a permis au 18ème siècle de redonner à la colline sa monumentalité perdue : en 1744, le roi Louis XV était gravement malade. Ce que l’on a appelé « la Maladie de Metz » le laissait dans un état comateux. Il jura alors à Sainte Geneviève, dans un moment de lucidité, de reconstruire son église si elle l’aidait à se rétablir.

Guéri, il n’oublia pas sa promesse. Le ministre de la Culture de l’époque, le Surintendant des bâtiments de France Marigny désigna l’architecte Jacques Germain Soufflot pour mener les travaux. Pour construire cette nouvelle église, celui-ci désira innover en unissant « la légèreté de la construction des édifices gothiques avec la pureté et la magnificence de l’architecture grecque ». Après de multiples problèmes de fondations et de financement, la première pierre de l’église fut posée par Louis XV en 1764. Soufflot décéda en 1780 sans avoir pu achever les travaux. Il fut remplacé par deux architectes Brébion et Rondelet.Au total, l’église en forme de croix grecque fait 110 mètres de long par 82 mètres de large et son dôme culmine à 83 mètres. Avant la construction de la tour Eiffel, c’était le point le plus haut de Paris. Le dôme est constitué d’un tambour de colonnes qui évoque un temple circulaire gréco-romain. Il supporte trois coupoles successives surmontées d’un lanternon.

C’est le premier dôme construit en France exclusivement en pierre. Pour le construire, Rondelet s’est inspiré du dôme de Saint Paul à Londres et des Invalides. Les 17 000 tonnes du dôme sont supportées par des colonnes étonnement fines. En fait le poids repose sur des arc-boutants qui sont dissimulés dans l’épaisseur des murs externes. Du métal a aussi été utilisé pour renforcer le tout. Mais aujourd’hui cette innovation est le talon d’Achille du bâtiment : le métal fait éclater la pierre à l’intérieur de l’église. Ce qui fait qu’on ne peut pas s’y promener partout.

Après 25 ans de travaux, le monument fut inauguré en 1790 pendant la Révolution Française. Il ne fut pas consacré église, la mort de Mirabeau le 2 avril 1791 donna à l’Assemblée Constituante l’occasion d’en faire un monument pour célébrer les grands hommes.

Le 4 avril 1791, la Constituante adopta le décret qui se termine par « aux grands hommes la patrie reconnaissante ». Cette dédicace fut ensuite inscrite sur le fronton.

En tout, le monument changea sept fois de sens selon les régimes en place. En gros, sous les monarchies, il devint l’église Sainte Geneviève puis pendant les Républiques il retrouva sa fonction de temple consacré aux grands hommes. Chaque régime apporta aussi des modifications à l’édifice. Les révolutionnaires ont détruit toutes les décorations religieuses d’origine.

L’architecte Quatremère de Quincy en a fait un temple sobre. Il a fait clôturer les fenêtres mais toute l’église reste étonnement éclairée grâce aux lucarnes qui sont dissimulées dans le toit. Sous le règne Louis-Philippe (1830-1848), le sculpteur David d’Angers a exécuté le fronton. Au centre, la Patrie distribue les couronnes que lui donne la Liberté, située à sa gauche, aux grands hommes, civil à  droite et militaire à gauche, pendant que l’Histoire à ses pieds inscrit leurs noms.

A gauche du fronton viennent dans l’ordre les civils : Malesherbes, Mirabeau, Monge, Fénelon, Manuel, Carnot, Berthollet, Laplace, David, Cuvier, La Fayette, Voltaire et Rousseau assis côte à côte, puis Bichat qui expire parmi ses étudiants. A droite du fronton, il y a Napoléon Bonaparte devant des militaires qui personnifient les différentes armes et les valeurs militaires puis les étudiants de l’Ecole Polytechnique.

La décoration intérieure, peintures et sculptures, fut achevée sous la Troisième République. Le Panthéon devint définitivement un temple païen et républicain avec l’arrivée de Victor Hugo en 1885.

 

LA CRYPTE

Ce sont les premiers dirigeants de la Révolution Française qui ont décidé d’honorer particulièrement les grands hommes français en les enterrant dans la crypte du Panthéon. Ces premiers grands inhumés de la Révolution n’ont pas connu un repos durable puisque les diverses factions de révolutionnaires qui se sont succédé au pouvoir se sont déchirées à leur sujet. Tous les révolutionnaires ont pourtant été d’accord pour écarter les grands hommes de l’Ancien Régime, à l’exception de Voltaire et de Rousseau qui incarnaient, selon eux, la modernité de leur vivant.

1791

Honoré-Gabriel Riqueti, comte de MIRABEAU (1749-1791), homme politique, un des chefs de la Constituante. Le premier à être "panthéoniser". Retiré en 1794 pour « trahison », suite à un rapport établi par l’écrivain et député Marie-Joseph Chénier, remplacé par Marat.

François-Marie Arouet, mieux connu en tant que VOLTAIRE (1694-1778), philosophe et écrivain.

1792  

Nicolas-Joseph BEAUREPAIRE (1740-1792), général mort au combat, son corps a disparu.

1793

Louis-Michel LE PELETIER DE SAINT-FARGEAU (1760-1793), homme politique, juriste et député de la noblesse de Paris à la Constituante. Aristocrate célèbre pour avoir voté la mort du roi Louis XVI, alors que le vote n’a été acquis qu’à une seule voix près, la sienne. La veille de l'exécution du roi, il est assassiné par un royaliste, la Convention en fait alors le "martyr de la liberté". Son corps a été récupéré par sa famille.

Auguste-Henri-Marie Picot de DAMPIERRE (1756-1793), général qui s'est distingué à Valmy et à Jemmapes, mort au combat. Son corps fut retiré à la demande du terrible Couthon du Comité de Salut Public qui le soupçonnait de trahison. Son corps a disparu.  

1794

Jean-Paul MARAT (1744-1793), journaliste et homme politique extrémiste du parti des Enragés. Son corps fut retiré l'année suivante pour « trahison » et enterré dans le cimetière de Saint-Etienne du Mont.  

Jean-Jacques ROUSSEAU (1712-1778), philosophe et écrivain.

Suivent les noms de 42 hauts dignitaires de l'Empire mis au Panthéon sur ordre de Napoléon Ier.  

1806

François-Denis TRONCHET (1749-1806), homme politique et juriste. Président de l’Assemblée Constituante au début de la révolution, Il est un des pères du Code Civil.  

Claude-Louis PETIET (1749-1806), grand organisateur de troupe.  

1807  

 Jean-Baptiste-Pierre BEVIERE (1723-1807), célèbre pour avoir rédigé le serment du Jeu de Paume, constituant rallié à l'Empire.  

Louis-Joseph-Charles-Amable d'Albert, duc de LUYNES (1748-1807), aristocrate membre du Tiers Etat, militaire puis sénateur et pair de France, son corps a disparu.  

Jean-Etienne-Marie, comte de PORTALIS (1746-1807), homme politique spécialiste des questions religieuses. Il est à l'origine de l'Edit de Tolérance de 1787 qui reconnaissait les mêmes droits civiques aux protestants. Ministre des cultes de Napoléon Ier, académicien, il négocie le Concordat de 1801 avec le légat du pape Caprara.  

Louis-Pierre-Pantaléon RESNIER (1759-1807), homme de lettre et sénateur.

1808  

Antoine-César de CHOISEUL, duc de Praslin (1756-1808), sénateur

Jean-Fédéric PERREGAUX (1744-1808), financier et premier dirigeant de la Banque de France.  

Jean-Pierre-Firmin, comte MALHER (1761-1808), général qui s'est illustré pendant la campagne d'Italie.  

Pierre-Jean-Georges CABANIS (1757-1808), médecin, poète et philosophe 

François-Barthélémy, comte BEGUINOT (1757-1808), soldat de la République, homme politique et général  

Gabriel-Louis, marquis de CAULAINCOURT (1741-1808), militaire de carrière et père de deux généraux d'Empire.  

1809

Girolamo-Luigi, comte DURAZZO (1739-1809), dernier doge de Gênes qui se mît au service de Napoléon  

Jean-Baptiste Papin, comte de SAINT-CHRISTAU (1756-1809), homme politique et juriste.  

Joseph-Marie, comte VIEN (1716-1809), premier peintre du roi en1789, le maître du peintre officiel de l'Empire Jacques-Louis David.  

Pierre-Garnier, comte de LA BOISSIERE (1755-1809), général de cavalerie, sénateur et comte d'Empire.  

Justin-Banaventure, comte MORARD DE GALLE (1761-1809), amiral, sénateur et comte d'Empire.  

Jean-Pierre, comte SERS (1746-1809), armateur, mémorialiste et comte d'Empire.  

Emmanuel CRETET, comte de Champmol (1747-1809), directeur des Ponts et Chaussées. On lui doit de beaucoup de routes et de canaux, le canal de l'Ourcq, par exemple.

1810

Louis-Vincent-Joseph LE BLOND, comte de Saint-Hilaire (1766-1809), général blessé à Essling et comte d'Empire.  

Jean LANNES, duc de Montebello (1769-1810), maréchal d'Empire. Soldat réputé pour sa bravoure, il est de toutes les campagnes depuis l’ Italie, il est blessé à Arcole, jusqu’à Essling en 1809 où il meurt. L’empereur en fut très affecté.  

Giovanni Baptista, Cardinal CAPRARA, comte de Monte Cucolli, Légat du Pape à Paris. Négociateur du Concordat de 1801.  

Charles-Pierre Claret, comte de FLEURIET DE LA TOURETTE (1738-1810), théoricien des sciences nautiques et Intendant Général de la Maison de l'empereur.  

Jean-Baptiste, comte TREILHARD (1742-1810), avocat et député de la convention, considéré par Napoléon Ier comme l'âme de la commission qui a rédigé le Code Civil, le Code Pénal et le Code d'Instruction.  

1811  

Nicolas-Marie, comte SONGIS DES COURBONS (1761-1811), général de division, commandant de l'artillerie, comte d'Empire.  

Charles, Cardinal ERSKINE OF KELLIE (1739-1811), un cardinal jamais ordonné prêtre.  

Alexandre-Antoine HUREAU, comte de SENARMONT (1769-1811), artilleur des armées, baron d'Empire.  

Michel, comte ORDENER (1755-1811), général qui s'illustra à la bataille d'Austerlitz.  

Louis-Antoine, comte de BOUGAINVILLE (1729-1811), navigateur.  

1812  

Jean-Guillaume de WINTER, comte de HUESSEN (1761-1812), amiral batave, comte d'Empire.  

Jean-Marie-François Le Paige, comte Dorsenne, dit DORSENNE LE PAIGE (1773-1812), général.  

1813  

Joseph-Louis, comte de LAGRANGE (1736-1813), mathématicien.  

Jean-Ignace JACQUEMINOT, comte de Ham (1758-1813), avocat et comte d'Empire.  

Hyacinthe-Hughes Timoléon DE COSSE, comte de Brissac (1746-1813), chambellan de Madame-Mère.  

François-Marie-Joseph-Justin, comte de VIRY (1737-1813), préfet de la Lys, gloire d'Austerlitz, comte d'Empire.  

Jean, comte ROUSSEAU (1738-1813), homme politique, membre du conseil des Anciens.

Frédéric-Henri, comte WALTHER (1761-1813), soldat qui s'illustra pendant toutes les campagnes napoléonienne, d'Italie jusqu'en Russie, comte d'Empire.

1814  

Jean-Nicolas, comte DEMEUNIER (1751-1814), spécialiste des institutions, comte d’Empire.  

Jean-Louis-Ebenezer, comte REYNIER (1771-1814), général, il s’est illustré depuis la campagne d’Egypte jusqu’en Pologne, comte d’Empire.  

Claude-Ambroise Régnier, duc de MASSA DI CARRARA (1746-1814), grand juge de l’Empire.  

1815  

Claude-Juste-Alexandre, comte LEGRAND (1762-1815), général, s’est illustré à Austerlitz.  

Antoine-Jean-Marie, comte THEVENARD (1733-1815), vice-amiral de la Révolution, sénateur et comte d’Empire.  

 

Suivent 28 grands hommes dont une femme, Marie Curie, qui ont été panthéonisés par la République Française et 3 exceptions qui n’ont pas reçu les honneurs de cette cérémonie : l’architecte Soufflot inhumé ici en tant que concepteur du bâtiment, Marc Schoelcher, le père de Victor, qui repose avec son fils pour respecter leur volonté commune et Sophie Berthelot, la femme du chimiste pour la même raison. Du reste, Marcellin Berthelot est décédé une heure après son épouse, ne pouvant supporter son chagrin.  

1829  

Jacques-Germain SOUFFLOT (1713-1780), premier architecte du Panthéon    

1885  

Victor HUGO (1802-1885), écrivain

1889

Théophile-Malo Corret de LA TOUR D’AUVERGNE (1743-1800), soldat, « premier grenadier de la République ».

Lazare-Nicolas-Marguerite, comte CARNOT (1753-1823), conventionnel, général et scientifique. Technicien qui permis l’organisation de l’Armée de l’An II.

Jean-Baptiste BAUDIN (1811-1851), député qui est devenu célèbre en mourrant sur une barricade constituée par les républicains pour s’opposer au coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte, le futur Napoléon III. Il devient un symbole pour les républicains de la lutte contre le nouveau régime.

François-Séverin Marceau-Desgraviers, dit MARCEAU (1769-1796), général de la République.

1894

Sadi CARNOT (1837-1894), Président de la République Française de 1887 à 1894, assassiné à Lyon par un anarchiste.

1907

Marcellin BERTHELOT (1827-1907), chimiste, homme politique et son épouse Sophie Berthelot (1837-1907), scientifique. 

1908

Emile ZOLA (1840-1902), écrivain.

1920

Léon GAMBETTA (1838-1882), homme politique républicain, dirige le gouvernement de la Défense Nationale pendant la guerre de 1870-1871, après la chute de l’Empire de Napoléon III. Son cœur repose dans la crypte.

1924

Jean JAURES (1859-1914), homme politique socialiste. Assassiné à la veille de la 1ère Guerre Mondiale.

1933

Paul PAINLEVE (1863-1933), mathématicien et homme politique.

1948

Paul LANGEVIN (1872-1946), physicien.

 Jean PERRIN (1870-1942), physicien.

1949

Adolphe-Sylvestre-Félix EBOUE (1894-1944), homme politique, député de la France coloniale.

Victor SCHOELCHER (1804-1893), homme politique, figure de la lutte pour l’abolition de l’esclavage. Inhumé avec son père Marc Schoelcher pour respecter leur volonté.

1952

Louis BRAILLE (1809-1852), professeur et inventeur de l’écriture pour les aveugles. Inhumé au Panthéon lors du centenaire de sa mort.

1964

Jean MOULIN (1899-1943), chef combattant de la Résistance.

« Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d’exaltation dans le soleil d’Afrique et les combats d’Alsace, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège…»      (André Malraux)

 1987

René CASSIN (1887-1976), juriste, résistant, prix Nobel de la paix. A l’origine de la création de L’UNESCO et auteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

1988

Jean MONNET (1888-1979), économiste, père de l’idée d’union européenne.

1989

L’ABBE Baptiste-Henri, comte GREGOIRE (1750-1831), ecclésiastique, sénateur et comte d’Empire. Il fut un partisan de l’octroi de la citoyenneté française aux juifs et de l’abolition de l’esclavage.

Gaspard MONGE, comte de Péluse (1746-1818), mathématicien. Inventeur de la géométrie descriptive, il est le fondateur de l’Ecole Polytechnique.

Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de CONDORCET (1743-1794), philosophe, homme politique et mathématicien.

1995

Pierre (1859-1906) et Marie (1867-1934) CURIE, physiciens, prix Nobel de physique. Marie CURIE a obtenu un deuxième prix Nobel en continuant ses travaux après la mort de son mari.

1996

André MALRAUX (1901-1976), écrivain et ministre de la Culture du Général De Gaulle.

2002

Alexandre DUMAS (1802-1870), écrivain.

 

CONCLUSION

En tout, cela fait 73 personnes, dans une crypte qui peut accueillir 300 personnes. Il reste donc de la place. Pour cela la République a fixé les règles suivantes : il faut être français (les naturalisations sont acceptées), il faut véhiculer les valeurs républicaines, enfin il faut avoir une partie du corps. C’est pourquoi Saint-Exupéry, l’auteur du Petit Prince, disparu lors du crash de son avion en mer, ne peut être panthéonisé. Une plaque à sa mémoire a néanmoins été posée dans la nef du Panthéon.