Carcasse - Ennui

5. ENNUI

je suis là tout seul, je dois faire le guet, je dois tout surveiller
je suis là tout seul, je dois faire le guet, j’ai envie de bâiller
pour tromper l’ennui, qui me prend la nuit, je réponds aux grillons
pour tromper l’ennui, qui me prend la nuit, je reprends leur chanson

 (paisible)
lou lou lou lou lou lou lou lou lou lou lou lou lou lou lou lou

 (ronfler doucement)
rrrron… pchi… rrrron… pchi… rrrron… pchi…

 (Le père en colère) :
« Eh bien ! Carcasse ! » « Qu’est ce que tu  fabriques ? » « Tu dors à  ce que je vois ! »

 (Avec une petite voix) :
« Eh bien ! C’est que je, je… euh… »
 

(En colère)
cette fois ci c’en est  trop mon coco, on  t’avait bien prévenu
t’es pas fait pour ce boulot, t’es de trop, on ne te supporte plus
Monsieur a envie de chanter, Monsieur veut rêver
rrron… pchh… on ne te supporte plus
 

on en a assez de te voir rêver pendant que nous on va travailler
tu peux t’en aller, ne reviens jamais, pour nous tu n’es plus qu’un étranger
tu peux t’en aller, ne reviens jamais, pour nous tu n’es plus qu’un étranger
tu peux t’en aller, ne reviens jamais
 

Pendant toute la journée, Carcasse est resté pétrifié comme une statue.
Mais le soir, il  a senti… des gargouillis dans son  ventre.

Il avait faim. Il avait même drôlement faim.
Et c’est là qu’il a entendu…
(le chœur imite une basse-cour en fond sonore)
« Ah, le voilà mon repas », se dit-il.